Dans ses portraits de primates, Jm Collell ne cherche pas à représenter, mais à réveiller.
Par la tension du treillis, patiemment découpé à la main, il cisèle des regards qui interpellent.
Ici, le singe n’est pas une figure exotique.
Il est notre reflet. Son regard perce le nôtre, comme pour sonder ce qu’il reste d’humain en nous.
Chaque œuvre est un face-à-face. Un miroir tendu entre deux mondes que tout relie et que tout sépare.
Ces visages de fer tressé portent une mémoire partagée, une émotion muette, un appel ancestral.
Regarder ces primates, c’est se tenir à la frontière du sauvage et du sacré.