Dans ses portraits de félins et de primates, JmCollell cherche moins à représenter qu’à révéler.
Par un patient travail de maille métallique découpée à la main, il sculpte des regards, des tensions, des présences.
Chaque œuvre est une rencontre frontale – presque spirituelle – entre l’humain et l’animal.
Panthères, tigres, lions, guépards, gorille, et chimpanzé ne sont pas ici de simples sujets décoratifs. Ils sont le reflet de notre lien brisé avec le vivant, des ambassadeurs d’un monde en danger qui nous regarde droit dans les yeux.
Chaque tableau est unique. Chaque regard, une énigme. Chaque œuvre, un face-à-face.
Ce travail, au-delà de la matière, vise une émotion brute : celle d’un lien ancestral, silencieux, viscéral.
Pourquoi ce matériau ?
Ce matériau n’est pas anodin : il évoque à la fois l’enfermement et la frontière, la clôture entre l’humain et l’animal, entre la liberté et la captivité. En le détournant, en le modelant, il tente d’en faire un vecteur d’émotion, de présence, de regard. Comme si à travers cette matière froide et contraignante, l’animal parvenait à s’échapper – au moins symboliquement.
Ce matériau lui impose une lenteur, une patience, une forme d’écoute, en écho au respect qu'il porte aux animaux qu'il représente.
Derrière chaque portrait, il y a un message de protection et de prise de conscience. Le monde animal souffre souvent de notre indifférence. Son intention n’est pas de dénoncer, mais de susciter l’émotion, de provoquer un moment de connexion, de résonance.